Le contrôle technique des deux-roues motorisés poursuit son déploiement en France. Entré en vigueur le 15 avril 2024, il s’étend désormais à une nouvelle vague de motos et de scooters qui doivent passer leur première visite au cours de l’année, selon un calendrier précis lié à leur date d’immatriculation. Voici ce qui change concrètement pour les propriétaires concernés.
Qui doit passer le contrôle cette année
Les véhicules immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 doivent effectuer leur première visite technique au plus tard 4 mois après leur date anniversaire de première immatriculation, avec une limite absolue fixée au 31 décembre. Concrètement, une moto mise en circulation le 6 juin 2020 doit être contrôlée avant le 6 octobre ; un scooter immatriculé le 15 mars 2021 avant le 15 juillet. Pour les véhicules immatriculés à partir de 2022, la règle change : la visite doit intervenir dans les six mois précédant le cinquième anniversaire de la première mise en circulation. Dans tous les cas, après ce premier passage, la visite se renouvelle ensuite tous les trois ans.
Ce que vérifie le contrôleur
- Trois volets examinés : sécurité, pollution atmosphérique et niveau de bruit
- Un nombre de points de contrôle divisé par quatre par rapport à celui d’une voiture
- Depuis le 1er mars, un point supplémentaire porte sur la limitation de vitesse des cyclomoteurs et scooters de catégorie L1e
- Les deux-roues de 50 cm³ et moins restent, pour l’instant, exonérés de l’obligation
Cette vérification technique s’ajoute à d’autres obligations du quotidien à deux roues, comme le bon entretien des pneus, dont l’usure et la pression doivent être surveillées régulièrement pour limiter les risques lors du contrôle comme sur la route.
Pourquoi cette réforme progressive
Le gouvernement a choisi d’étaler l’entrée en vigueur du dispositif jusqu’à fin 2026 pour éviter un engorgement des centres de contrôle si l’ensemble du parc de deux-roues y était soumis d’un coup. La mesure vise avant tout à réduire les risques d’accidents liés à un mauvais état mécanique et à limiter les nuisances sonores et la pollution de ces véhicules, un objectif qui rejoint d’autres évolutions récentes de la réglementation routière, comme celles autour du téléphone tenu en main au volant et la suspension du permis qui peut désormais s’appliquer partout en France.
Que risque-t-on en cas d’oubli
Ne pas présenter son deux-roues au contrôle technique dans les délais impartis expose à une amende, comme pour les automobiles. Il est donc conseillé de noter la date anniversaire de sa carte grise et d’anticiper la prise de rendez-vous, les centres habilités pouvant afficher des délais d’attente en période de forte demande. Cette logique de vigilance réglementaire rappelle d’ailleurs celle qui s’applique à d’autres loisirs motorisés ou aériens, où des règles précises encadrent l’usage avant même de prendre la route ou les airs.
Bien s’assurer pendant la transition
Un deux-roues qui n’a pas encore atteint sa date limite de contrôle reste parfaitement assurable dans les conditions habituelles. Mieux vaut toutefois vérifier dès maintenant sa date anniversaire d’immatriculation pour éviter toute mauvaise surprise, notamment en cas de revente du véhicule, où l’absence de contrôle technique à jour peut compliquer la transaction. Pour approfondir les questions de rubrique Assurances, mutuelles ou de Garagiste, réparation, dépannage, nos autres dossiers détaillent les démarches à suivre.
Questions fréquentes
Mon scooter de 50 cm³ doit-il passer le contrôle technique ?
Non, les deux-roues de 50 cm³ et moins restent pour l’instant exonérés de cette obligation, contrairement aux motos et scooters de cylindrée supérieure.
Que se passe-t-il si je dépasse la date limite de contrôle ?
Le défaut de présentation dans les délais expose à une amende, au même titre qu’une voiture non contrôlée à temps.
Le contrôle technique moto est-il aussi complet que celui d’une voiture ?
Non, il est simplifié : le nombre de points vérifiés est divisé par quatre, même s’il couvre toujours la sécurité, la pollution atmosphérique et le bruit.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
