La rénovation biosourcée s’impose peu à peu comme un axe stratégique pour les professionnels du bâtiment en France. À la rentrée 2026-2027, l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSA Lyon) ouvre un nouveau post-master baptisé « Fibres », entièrement consacré à la réhabilitation du bâti existant avec des matériaux biosourcés et géosourcés. Une initiative qui traduit une évolution de fond : la demande de compétences en architecture biosourcée progresse fortement, portée par la nécessité de rénover un parc immobilier vieillissant sans multiplier son empreinte carbone.
Qu’est-ce que la réhabilitation biosourcée ?
Contrairement à une idée reçue, la réhabilitation biosourcée ne concerne pas uniquement les constructions neuves en bois. Elle englobe l’ensemble des techniques qui mobilisent des matériaux d’origine végétale ou animale — chanvre, paille, terre crue, fibre de bois, ouate de cellulose, laine de mouton — pour isoler, restaurer ou consolider un bâtiment ancien. L’enjeu consiste à concilier performance thermique, respect du bâti existant et réduction de l’impact environnemental, alors que la rénovation énergétique du parc existant reste un défi majeur pour toute la filière de l’immobilier et de la construction.
Une formation inédite pour combler un manque de compétences
Le post-master « Filières du biosourcé, réhabilitation architecturale et savoir-faire » (Fibres) de l’ENSA Lyon, diplômant de niveau Bac+6, ouvre ses candidatures jusqu’au 31 octobre 2026, avec des entretiens d’admission prévus en novembre et un démarrage des cours en janvier 2027. Le programme couvre la connaissance des ressources biosourcées et géosourcées, la maîtrise des techniques constructives associées, ainsi que l’accompagnement humain des équipes de chantier vers ces nouveaux savoir-faire. Une réponse directe au constat partagé par les professionnels du secteur : trop peu d’architectes et de maîtres d’œuvre maîtrisent aujourd’hui ces matériaux à l’échelle d’un chantier de réhabilitation, alors que la demande explose.
Ce que cela change pour les particuliers et les maîtres d’ouvrage
Pour un propriétaire qui envisage une rénovation, l’arrivée de professionnels formés à la construction biosourcée facilite l’accès à des devis mieux argumentés et à des choix de matériaux plus lisibles. Avant de lancer un chantier, mieux vaut d’ailleurs apprendre à chiffrer correctement son projet de construction, car les matériaux biosourcés impliquent parfois un léger surcoût initial, généralement compensé par la durabilité et le confort thermique apporté. Le choix du bois reste un classique de ces arbitrages : pour une extension ou une dépendance, la question bois ou brique se pose désormais aussi sous l’angle biosourcé et bas carbone.
RE2020 et rénovation : un contexte réglementaire qui pousse au changement
Cette montée en compétence s’inscrit dans un contexte réglementaire mouvant. La réglementation environnementale RE2020, régulièrement ajustée, continue d’élargir son périmètre à de nouveaux types de bâtiments et pousse les acteurs de la construction et de la promotion immobilière à revoir leurs pratiques. Les matériaux biosourcés, dont l'empreinte carbone est généralement plus faible que celle des matériaux traditionnels, s’imposent comme une réponse cohérente à ces exigences. Ils intéressent de plus en plus les professionnels spécialisés en maison en bois et construction écologique, un secteur en pleine structuration en France.
Avant de rénover une toiture ou une façade avec des matériaux biosourcés, il reste utile de comprendre les étapes clés d’une rénovation de toiture réussie, un chantier où l’isolation biosourcée trouve naturellement sa place aux côtés des techniques plus classiques.
Questions fréquentes
Qu’appelle-t-on un matériau biosourcé ?
Il s’agit d’un matériau issu de la biomasse végétale ou animale — bois, chanvre, paille, liège, laine de mouton — utilisé en construction ou en rénovation pour ses qualités isolantes et son faible impact carbone par rapport aux matériaux minéraux ou pétrosourcés classiques.
La rénovation biosourcée coûte-t-elle plus cher qu’une rénovation classique ?
Le coût initial peut être légèrement supérieur à certaines solutions conventionnelles, mais il se compense souvent par la durabilité des matériaux, le confort thermique apporté et, selon les situations, par des aides à la rénovation énergétique.
Où trouver un professionnel formé à ces techniques ?
Les écoles d’architecture proposent désormais des formations dédiées, comme le nouveau post-master de l’ENSA Lyon. Il est aussi possible de se renseigner auprès d’un bureau d’étude ou d’un architecte inscrit à l’Ordre, en vérifiant ses références sur des chantiers de réhabilitation biosourcée déjà réalisés.
Sources
Batiactu — ConstructionBTP — ENSA Lyon
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
