Depuis le 1er octobre, les culottes et coupes menstruelles sont remboursées en pharmacie sans ordonnance ni démarche préalable. Il suffit de présenter sa carte Vitale, physique ou dématérialisée sur smartphone, au comptoir d’une pharmacie pour en bénéficier. Une mesure qui change concrètement le quotidien de près de 6,7 millions de femmes en France.
Qui peut en profiter, et combien ça coûte
La prise en charge vise deux publics : les femmes de moins de 26 ans, sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), quel que soit leur âge. Le taux de remboursement diffère selon le profil : 55 à 65 % pour les moins de 26 ans, et 100 % pour les personnes couvertes par la C2S.
Seuls les produits référencés par le ministère de la Santé sont concernés, avec des plafonds de prix fixés à 19 € pour une culotte menstruelle et 15,80 € pour une coupe. Plusieurs marques sont déjà inscrites sur cette liste, dont Elia Innovation, Biocodex, Petites Choses, Claripharm ou Sisters Republic. La prise en charge reste toutefois limitée à deux protections par an et par personne, ce qui en fait un complément plutôt qu’un remplacement total des protections jetables.
Un rôle élargi pour le pharmacien
Cette mesure s’ajoute à une liste de missions que les pharmaciens assument de plus en plus directement, sans passer par un médecin. Elle intervient alors que le secteur se prépare à un autre rendez-vous de santé publique : la campagne de vaccination contre la grippe et la Covid-19 démarre le 13 octobre. Les pharmaciens pourront y prescrire et administrer le vaccin grippe dès 11 ans et celui contre la Covid-19 dès 5 ans, y compris pour des personnes qui ne font pas partie des publics prioritaires habituels.
Nouveauté logistique à noter : les seringues et aiguilles nécessaires aux injections Covid ne sont plus fournies par Santé publique France. Leur achat reste désormais à la charge des officines, dans un contexte où des tensions d’approvisionnement sont déjà signalées sur certains dispositifs médicaux.
Le financement du secteur sous tension
Ces évolutions interviennent alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, présenté début octobre, prévoit une nouvelle contribution de 15 % sur certaines rémunérations versées par les entreprises pharmaceutiques pour des médicaments remboursables. Un contexte budgétaire tendu qui n’est pas sans lien avec les débats en cours sur le budget 2027, où plusieurs arbitrages sur la fiscalité et les dépenses sociales sont encore en discussion.
Pour les patients, l’enjeu reste avant tout pratique : savoir quelles démarches effectuer en officine, qu’il s’agisse d’obtenir des protections remboursées ou de faire face à des pénuries ponctuelles, un sujet d’autant plus sensible quand on a besoin d’une pharmacie de garde en dehors des horaires habituels. Un rappel utile aussi pour celles et ceux qui suivent de près l’évolution de leurs coûts de santé, notamment via leur mutuelle, dans un contexte de gel des tarifs qui ne garantit pas une baisse du reste à charge.
- Remboursement des culottes et coupes menstruelles en pharmacie depuis le 1er octobre, sans ordonnance
- 6,7 millions de femmes concernées : moins de 26 ans ou bénéficiaires de la C2S
- Campagne de vaccination grippe/Covid-19 en pharmacie dès le 13 octobre
- Nouvelle contribution de 15 % sur certains médicaments remboursables dans le PLFSS 2027
Questions fréquentes
Faut-il une ordonnance pour se faire rembourser une culotte menstruelle en pharmacie ?
Non, il suffit de présenter sa carte Vitale, physique ou sur l’application, directement au comptoir de la pharmacie. Aucune démarche préalable n’est nécessaire.
Quel est le montant du remboursement des protections menstruelles ?
Il varie de 55 à 65 % pour les femmes de moins de 26 ans, et atteint 100 % pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, dans la limite de deux protections par an.
À partir de quel âge un pharmacien peut-il vacciner contre la grippe ou la Covid-19 ?
Dès le 13 octobre, les pharmaciens peuvent prescrire et administrer le vaccin contre la grippe à partir de 11 ans, et celui contre la Covid-19 à partir de 5 ans.
Sources
Assurance Maladie (Ameli) — communiqué de presse
Le Moniteur des pharmacies
Pharmactu
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
